• khadra yasmina "Ce que le jour doit à la nuit"

    khadra yasmina

    "Ce que le jour doit à la nuit"

     

    J'ai toujours autant de plaisir à lire cet auteur.

    Finesse, poésie, langage recherché. 

     

     Résumé :

    Algérie, dans les années 1930. Les champs de blé frissonnent. Dans 3 jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l'espoir. Le feu. Les cendres.

    Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père.Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l'Oranais, le jeune garçon s'intégre à la communauté pied-noire.

    Il noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : "les doigts de la fourche", comme on les appelle. Et le bonheur s'appelle Emilie, une "princesse" que les jeunes se disputent.

    Alors que l'Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s'entrechoquent.

    Femme ou Pays, l'homme ne peut jamais oublier un amour d'enfance...

     

    Avis :

    J'ai toujours autant de plaisir à lire cet auteur.

    Finesse, poésie, langage recherché.

    Il nous parle de façon romancée de faits historiques :

    Ici la guerre d'Algérie

    (cette dernière n'apparaissant cependant vraiment qu'à la fin du livre - le livre traitant principalement de l'état du Pays, du ressentit du peuple face à la colonisation).

    Younes de Jenane Jato à Rio Salado en passant par Oran,  aura un parcours atypique.

    L'enfant issu d'une famille Algérienne entraînée dans la misère se retrouve sans transition dans le milieu aisé de son oncle, avec un autre nom, Jonas, une nouvelle vie.

     

    Quelques mots de l'auteur :

    p.65 :

    "Tes yeux me manquent

    Et je deviens aveugle

    Dès que tu regardes ailleurs

    Tous les jours je meurs

    quand parmi les vivants

    je ne te vois nulle part

    Qu'est-ce que vivre mon amour

    Quand toute chose en ce monde

    Me raconte ton absence

    A quoi me serviraient mes mains

    Si ce n'était pas ton corps

    Le pouls du Seigneur ..."

     

    p.234 :

    " Les collines recouvertes de duvet miroitaient aux aurores comme une mer de rosée."

    " Chaque instant que l'on volait au temps nous livrait une part d'éternité".

    "Les rumeurs du monde nous parvenaient débarrassées des cacophonies  susceptibles  de fausser le bruissement thérapeutique de nos vignes".

     

     Partage de chronique ici :

    khadra yasmina  "Ce que le jour doit à la nuit"

     

     

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  • Commentaires

    2
    Jeudi 5 Mars 2015 à 19:38

    j'aime beaucoup cet auteur !

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    1
    Mardi 14 Octobre 2014 à 06:45

    merci pour ce partage littéraire ! bonne journée

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